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Blog traitant de sujets relatifs aux rubriques: Géopolitique, Environnement, Santé/Hygiène de vie, Savoir en plus! à l'aide d'images , vidéos, caricatures et textes.

La mécanique en branle

 En sept ans, au MaliI.B.K. aura fait défiler sous son autorité un nombre impressionnant de premiers ministres.Chacun de ceux-ci aura occupé la Primature, en moyenne, pendant une année. Le parti présidentiel majoritaire ne plaçait pas un de ses membres à la tête du gouvernement. Une personnalité issue de tierce formation politique de la majorité présidentielle, assumait ce rôle qui ne perdurait pas.Cette originalité fragilisait la mise en oeuvre d'une politique durable; le régime prêtait le flanc aux critiques, et les manifestations de rue s’intensifiant. En son temps, le Premier ministre Soumeylou Boubey Maiga, sous la pression des contestations, fut menacé par le R.P.M.qui ajouterait sa voix à celle de l'opposition pour voter la motion de censure prévue à l'Assemblée Nationale.La mécanique à éjecter de son fauteuil le chef du gouvernement, entra en branle pour ne plus se départir à l'occasion. Dans le contexte de la crise sanitaire covid19,elle récidiva, en revendiquant la démission du Président de la République du Mali.Outre les griefs de l'insécurité régnante et de mauvaise gouvernance sur la table, celui-ci aurait péché dans le maniement des résultats électoraux récents pour favoriser ses partisans. Les manifestants voulaient que fussent annulées les législatives, la Cour constitutionnelle dissoute et la mise en place d'un gouvernement sur lequel le Chef de l'état n'aurait pas d'emprise réelle.                                                                                                                        L'avènement du régime d'I.B.K. annoncé en grande pompe en 2013, laissait supposer que les préoccupations sécuritaires,économiques et sociales, seraient résorbées, à brève échéance, par les réalisations en matière de développement dans le pays.L'euphorie suscitée dans cette perspective, tranchait avec le désenchantement de l'opinion malienne,sept ans plus tard.Les protagonistes mettaient en oeuvre leur action revendicative hors des instances formelles de concertation nationale. Arguant du droit de manifester stipulé par la Constitution, la mobilisation populaire dans la rue s’avérait une arme de pression sur le pouvoir en place ou un facteur de risque déstabilisateur de l'ordre général en cours dans le pays.

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